Historique

Naissance de l'association

Il est parfois des combats qui semblent insensés… et pourtant, mettre à l’abri d’un chalumeau un monstre d’acier de plus de 180 tonnes a été l’exploit que nous devons à une poignée de personnes. En Mars 1975, alors que la machine attend sa démolition, une société civile de conservation se crée et se mobilise pour sauver la 141R420. Vendue au poids la ferraille, chaque membre de la société possède une part de la machine. Parallèlement, une association est créée pour s’occuper, techniquement parlant, de la machine. Là encore quelques 20 membres s’affairent au tout début des années 80 à remettre sur les rails la 141R420. La machine croise différents membres dont l’un des plus emblématiques, André Rasserie, chef de dépôt de Vénissieux et passionné de vapeur. Il permit à la 141R420 de s’installer à Clermont-Ferrand, dépôt qu’il a également géré.

1974 La 141R420 tracte le tout dernier train commercial en traction à vapeur de la SNCF
1975 Sauvetage par un groupe d'amis du chemin de fer alors qu'elle attendait le passage du ferrailleur sur une voie de garage
1982 Remise en état de marche, elle retrouve les voies ferrées en 1982 sous l'étendard des circulations touristiques
2019 Achèvement de gros travaux sur la chaudière, immobilisant la machine pendant presque 3 ans

Un héritage précieux

Depuis 40 ans l’association continue de perpétuer les gestes d’antan. Les plus anciens ayant participé aux premiers tours de roue de la locomotive en service touristique ne peuvent plus venir à l’atelier du fait de la fatigue de leur grand âge. C’est donc la jeune génération qui prend le relais de l’entretient de la locomotive. Ces dernières années la moyenne d’âge a vraiment baissé. Bon nombre sont ceux qui ont moins de 30 ans au sein des quelque 35 membres qui se retrouvent régulièrement au dépôt de Clermont-Ferrand.

Il faut apprendre le fonctionnement d’une technologie des derniers siècles, les gestes, mais aussi se plonger dans une documentation technique septuagénaire où l’on rédigeait tout à l’encre et à la plume… au mieux à la machine à écrire ! Mais il faut aussi vivre avec son temps, l’association se modernise via ses canaux de communication, sa gestion de l’administratif, ect…

Une équipe variée et soudée

L’association est constituée d’une quarantaine de bénévoles. Certains sont cheminots, d’autres passionnés par le chemin de fer. Il y a quelques personnes qui se sont déplacés par simple curiosité et qui se sont trouvé une vocation dans le bénévolat et par amour de la vapeur. La plupart du temps, ils viennent d’Auvergne mais cela n’empêche pas quelques Parisiens de venir nous prêter main forte. Toute cette équipe est très soudée et veille au confort de ses passagers. Ils se donnent corps et âme pour faire vivre le plus longtemps possible la légende de la traction à vapeur.

Les ambitions qui nous animent sont les même que les fondateurs de l’association : faire vivre et faire connaitre la magie de la vapeur sur le rail. Et ce malgré les épreuves techniques et administratives… mais cela nous empêche pas d’être soudés car, comme dit le proverbe : « C’est réunis que les charbons brûlent ; c’est en se séparant que les charbons s’éteignent. »

Tous les membres, quelles que soient leurs compétences, se retrouvent dans une ambiance chaleureuse et studieuse quand il faut l’être

L’association parcourt le plus souvent les rails auvergnats. Cela n’a pas empêché la machine et son équipe de partir un mois aux Pays-Bas à l’occasion des 150 ans des chemins de fer Néerlandais. Le centenaire du dépôt de Longueville (en région parisienne) fut aussi un événement marquant de l’histoire de notre groupe.